Un groupe de jeunes révolutionnaires vivant en campagne dans une ferme isolée s’entraînent et s’exercent sous les directives d’un dirigeant autoritaire. On sent transparaître dans ce premier long métrage de Jean Pierre Lefebvre l’esprit et l’agitation indépendantiste des années 60 et les signes annonciateurs de la crise d’Octobre. Un film singulier et satirique qui se déploie avec lenteur.
«Le Révolutionnaire est à tous les niveaux une accumulation de signes qui sont placés les uns à côté des autres sans que la continuité soit donnée comme telle...Lefebvre a dit que son film était un casse-tête,en effet, comme un casse-tête, Le Révolutionnaire est fait de discontinuités et c'est au spectateur d'en faire une continuité.» (Pierre Hébert, 1966)
«Ce film est un essai cinématographique au sens propre du terme, c'est-à-dire une vérification systématique et sans concession d'aucune sorte d'une idée de création et aussi de production. Dédié à ceux qui ne veulent pas mourir pour rien, c'est un film sur le statisme, le froid et l'ambiguïté de notre climat physique et psychologique.» ( Dimanche-Matin Montréal, 1965)